Du côté de chez Swann -
A l'ombre des jeunes filles en fleurs -
Le côté de Guermantes
Sodome et Gomorrhe -
La prisonnière -
Albertine disparue -
Le temps retrouvé
II - A L'OMBRE DES JEUNES FILLES EN FLEURS :
AUTOUR DE Mme SWANN:
0136 Ma mère, quand il fut question d’avoir pour la première fois M. de Norpois0137 Quant au Professeur Cottard, on le reverra, longuement 0138 Disons pour finir qui était le marquis de Norpois 0139 Quant à ma mère, peut-être l’Ambassadeur 0140 Le premier dîner que M. de Norpois fit à la maison 0141 Le bonheur que j’aurais à ne pas être séparé de Gilberte 0142 Le médecin qui me soignait — celui qui m’avait défendu tout voyage 0143 Hélas! cette première matinée fut une grande déception 0144 Enfin éclata mon premier sentiment d’admiration 0145 Il ne m’offrit absolument rien pour la Revue des Deux-Mondes 0146 Ma tante Léonie m’avait fait héritier 0147 Mon père avait pour mon genre d’intelligence un mépris 0148 Hé bien, as-tu été content de ta matinée? 0149 Le buf froid aux carottes fit son apparition 0150 J’irai peut-être avec mon fils à Balbec 0151 Je me mis à parler du comte de Paris 0152 Est-ce qu’un écrivain du nom de Bergotte 0153 Et est-ce que la fille de Mme Swann était à ce dîner 0154 Quand M. de Norpois fut parti 0155 Ma mère ne parut pas très satisfaite que mon père ne songeât plus pour moi à la carrière 0156 Quand vint le 1er janvier 0157 Je revins à la maison. Je venais de vivre le 1er janvier des hommes vieux 0158 Gilberte cependant ne revenait toujours pas aux Champs-Élysées 0159 Or, peut-être simplement Swann savait-il que la générosité 0160 Un instant après je prenais congé de la marquise 0161 En rentrant, j’aperçus, je me rappelai brusquement l’image 0162 Les névropathes sont peut-être malgré l’expression consacrée, ceux qui «s’écoutent» le moins 0163 Mes suffocations ayant persisté 0164 Un jour, à l’heure du courrier, ma mère posa sur mon lit une lettre 0165 Alors je connus cet appartement 0166 Bien plus, les goûters eux-mêmes que Gilberte offrait 0167 Si j’avais déjà commencé d’explorer avec ces tressaillements 0168 Quand Mme Swann était retournée auprès de ses visites 0169 Ce n’est pas ainsi que Swann parlait autrefois 0170 Pour Mme Cottard, mon père s’étonnait que Mme Swann 0171 Swann était du reste aveugle, en ce qui concernait Odette 0172 Swann, lui, allait souvent faire visite à quelques-unes de ses relations d’autrefois 0173 De ses visites Swann rentrait souvent assez peu de temps avant le dîner 0174 Mais éclaircir un jour les faits de la vie d’Odette auxquels il avait dû ces souffrances 0175 Ce ne fut pas seulement à ces goûters 0176 Quelquefois les Swann se décidaient à rester à la maison 0177 Au reste, le plus souvent, nous ne restions pas à la maison 0178 Pendant ces minutes où Gilberte partie se préparer 0179 Sans doute dans ces coïncidences tellement parfaites 0180 Et pourtant cet appartement, parce qu’il avait été si passionnément désiré 0181 Au Jardin d’Acclimatation, que j’étais fier quand 0182 Une fois à propos d’une matinée théâtrale, Gilberte me causa 0183 Faveur plus précieuse encore que de m’emmener avec eux 0184 Bergotte n’était pas placé loin de moi 0185 Cependant Gilberte qu’on avait déjà prié deux fois 0186 Sans doute on sait bien qu’un enfant tient de son père et de sa mère 0187 Swann était un de ces hommes qui ayant vécu longtemps dans les illusions de l’amour 0188 Mon Dieu, mais comme votre présence élève le niveau 0189 Où allons-nous? demandai-je à Gilberte 0190 Etes-vous bien soigné? me demanda Bergotte 0191 Des gens de lettres qui étaient pour moi des personnages considérables 0192 Malheureusement, cette faveur que m’avait faite Swann 0193 Ce fut vers cette époque que Bloch bouleversa ma conception du monde 0194 Toute une autre partie des meubles et surtout une magnifique argenterie ancienne 0195 Mes parents cependant auraient souhaité que l’intelligence que Bergotte 0196 D’ailleurs, me disais-je, en passant ma vie chez les Swann ne fais-je pas comme Bergotte 0197 Ainsi pas plus du côté des Swann que du côté de mes parents 0198 Plusieurs fois je sentis que Gilberte désirait éloigner mes visites 0199 Un chagrin causé par une personne qu’on aime 0200 Je venais d’écrire à Gilberte une lettre où je laissais tonner ma fureur 0201 En attendant, ce qui me rendait plus aisé de me condamner à cette séparation 0202 D’ailleurs si je m’arrangeais toujours, avant d’aller chez Mme Swann 0203 Le «jardin d’hiver» que dans ces années-là le passant apercevait 0204 Cependant Mme Bontemps qui avait dit cent fois qu’elle ne voulait pas aller chez les Verdurin 0205 Bien que les mérites spirituels d’un salon et son élégance soient généralement en rapports inverses 0206 Et moi aussi, il fallait que je rentrasse, avant d’avoir goûté à ces plaisirs de l’hiver 0207 Le 1er janvier me fut particulièrement douloureux cette année-là 0208 A cause de la violence de mes battements de coeur on me fit diminuer la caféine 0209 Seulement, quand le milieu du mois de janvier approcha 0210 D’ailleurs, j’aurais eu beau parler à Gilberte, elle ne m’aurait pas entendu 0211 Cependant, comme presque chaque fois que j’allais la voir, Mme Swann 0212 Si, au moment de quitter Mme Swann quand son «thé» finissait 0213 Ce n’était pas seulement l’ameublement du salon d’Odette 0214 Swann avait dans sa chambre, au lieu des belles photographies qu’on faisait maintenant de sa femme 0215 Sauf à ces moments d’involontaire fléchissement où Swann essayait de retrouver 0216 Quand Gilberte qui d’habitude donnait ses goûters 0217 Dans la confusion du salon, revenant de reconduire une visite 0218 D’ailleurs, ce qu’une telle cure de détachement psychique et d’isolement 0219 Ce qui m’aida à patienter tout l’espace d’une journée fut un projet que je fis 0220 Je rentrai, tenant avec désespoir les dix mille francs inespérés 0221 Je serrai les dix mille francs. Mais ils ne me servaient plus à rien 0222 Pendant ces périodes où, tout en s’affaiblissant, persiste le chagrin 0223 Mais enfin l’éloignement peut être efficace. Le désir, l’appétit de nous revoir 0224 En attendant ces réalisations après coup d’un rève auquel je ne tiendrais plus 0225 Enfin une dernière raison s’ajouta plus tard à celle-ci pour me faire cesser 0226 D’ailleurs peu à peu chaque refus de la voir me fit moins de peine 0227 Quand le printemps approcha, ramenant le froid, au temps des Saints de glace 0228 Mais c’était encore trop que celui-ci me fût rappelé. Son souvenir risquait d’entretenir 0229 Ce qui augmentait cette impression que Mme Swann se promenait dans l’avenue du BoisNOMS DE PAYS : LE PAYS
0230 J’étais arrivé à une presque complète indifférence à l’égard de Gilberte 0231 Mais cette souffrance et ce regain d’amour pour Gilberte 0232 Ce voyage, on le ferait sans doute aujourd’hui en automobile 0233 Malheureusement ces lieux merveilleux que sont les gares 0234 Ma grand’mère concevait naturellement notre départ d’une façon un peu différente 0235 Pour la première fois je sentais qu’il était possible que ma mère vécût sans moi 0236 Pour éviter les crises de suffocation que me donnerait le voyage 0237 Il ne faut pas se laisser tromper par des particularités purement formelles qui tiennent à l’époque 0238 Quand le soir, après avoir conduit ma grand’mère 0239 Les levers de soleil sont un accompagnement des longs voyages en chemin de fer 0240 Certains noms de villes, Vezelay ou Chartres, Bourges ou Beauvais 0241 Dans le petit chemin de fer d’intérêt local qui devait nous conduire à Balbec-Plage 0242 C’étaient, dominant la mer lointaine du haut de leur dune 0243 Tandis que j’entendais ma grand’mère, sans se froisser qu’il l’écoutât son chapeau sur la tête 0244 Il n’est peut-être rien qui donne plus l’impression de la réalité de ce qui nous est extérieur 0245 Elle portait une robe de chambre de percale 0246 Elle entr’ouvrait les persiennes; à l’annexe en saillie de l’hôtel, le soleil était déjà installé 0247 Quand Swann m’avait dit à Paris, un jour que j’étais particulièrement souffrant 0248 Mais le lendemain matin! — après qu’un domestique fut venu m’éveiller 0249 Pour une certaine partie — ce qui, à Balbec, donnait à la population, d’ordinaire banalement riche 0250 Et sans doute tout cela était vrai, mais c’était aussi par ennui 0251 Et certes dans le sentiment qui poussait une certaine actrice 0252 Malheureusement pour ma tranquillité, j’étais bien loin d’être comme tous ces gens 0253 J’avais beau avoir appris que les jeunes gens qui montaient tous les jours à cheval 0254 Or, un hasard mit tout d’un coup entre nos mains le moyen 0255 Malheureusement, s’il y avait quelqu’un qui, plus que quiconque 0256 Elle prenait aussi ses repas dans la salle à manger 0257 M. de Stermaria n’était pas ce jour-là à Balbec 0258 Comme toujours, mais plus facilement pendant que son père s’était éloigné 0259 Mais je dus détourner mes regards de Mlle de Stermaria 0260 Si intimidants que fussent toujours pour moi les repas, dans ce vaste restaurant 0261 Ma vie dans l’hôtel était rendue non seulement triste 0262 A la fin nous aussi, nous fîmes une relation 0263 Comme un coiffeur voyant un officier qu’il sert 0264 Quand Mme de Villeparisis rencontrait Françoise 0265 On voyait souvent passer depuis quelques jours, en pompeux équipage, grande, rousse, belle 0266 Or, en sortant du concert, comme, en reprenant le chemin qui va vers l’hôtel 0267 Mais ce matin-là même en quittant la princesse de Luxembourg 0268 Ma grand’mère prit congé de Mme de Villeparisis 0269 Le médecin de Balbec appelé pour un accès de fièvre 0270 Il y en avait qui étaient d’une beauté si rare 0271 A côté des voitures, devant le porche où j’attendais 0272 Nous partions; quelque temps après avoir contourné la station du chemin de fer 0273 Avant de monter en voiture j’avais composé le tableau de mer 0274 Mme de Villeparisis voyant que j’aimais les églises 0275 Nous fûmes étonnés, ma grand’mère et moi, de voir combien elle était plus libérale 0276 C’est comme les romans de Stendhal 0277 Parfois, comme la voiture gravissait une route montante 0278 La voiture de Mme de Villeparisis allait vite 0279 Si j’avais pu descendre parler à la fille que nous croisions 0280 Cette année-là, à Balbec, au moment de ces rencontres 0281 Mais peut-être, en espérant qu’un jour, plus libre, je pourrais trouver sur d’autres routes de semblables filles 0282 Le jour que Mme de Villeparisis nous mena à Carqueville où était cette église couverte de lierre 0283 Comme je quittais l’église, je vis devant le vieux pont des filles du village 0284 Et cet être intérieur de la belle pêcheuse 0285 Nous descendîmes sur Hudimesnil; tout d’un coup je fus rempli de ce bonheur profond 0286 Il fallait songer au retour 0287 Souvent le jour était tombé avant que nous fussions de retour 0288 Nous apercevions déjà l’hôtel, ses lumières si hostiles 0289 Nous abusons de vous 0290 Après le dîner, quand j’étais remonté avec ma grand’mère 0291 Mme de Villeparisis nous prévint que bientôt 0292 Une après-midi de grande chaleur j’étais dans la salle à manger de l’hôtel 0293 Quelle déception j’éprouvai les jours suivants 0294 Cette insolence que je devinais chez M. de Saint-Loup 0295 Les premiers rites d’exorcisme une fois accomplis 0296 Ce jeune homme qui avait l’air d’un aristocrate et d’un sportsman dédaigneux 0297 Il y avait, du reste, cette chose assez triste, c’est que si M. de Marsantes 0298 Dès les premiers jours Saint-Loup fit la conquête 0299 Il fut bien vite convenu entre lui et moi que nous étions devenus de grands amis pour toujours 0300 Et pourtant elle était dans une certaine mesure leur condition 0301 Tout au plus souriais-je parfois de retrouver chez Robert les leçons des jésuites 0302 Personnellement, je ne tenais pas beaucoup à ce que Bloch vînt à l’hôtel 0303 Pour ce qui est de laïft 0304 Puis Bloch me dit des choses fort gentilles 0305 Quand Bloch me parla de la crise de snobisme que je devais traverser 0306 Ce n’était du reste pas absolument un mauvais garçon que Bloch 0307 Toutes ces diatribes confidentielles de Bloch à Saint-Loup contre moi 0308 Saint-Loup me parla de la jeunesse 0309 Le lendemain du jour où Robert m’avait ainsi parlé de son oncle 0310 Comment, allez-vous, je vous présente mon neveu, le baron de Guermantes 0311 Ainsi s’apparentait et de tout près aux Guermantes 0312 Ma grand’mère fut enchantée de M. de Charlus 0313 M. de Charlus célébrait la véritable noblesse d’esprit et de coeur de ces femmes 0314 J’avais pensé qu’en nous invitant ainsi chez sa tante 0315 Puisqu’il refusait toute explication, j’essayai de m’en donner une 0316 Sans doute s’il n’avait pas eu ces yeux, le visage de M. de Charlus 0317 Tu aimes beaucoup Andromaque et Phèdre? 0318 Dans ces réflexions sur la tristesse qu’il y a à vivre loin de ce qu’on aime 0319 Il raconta qu’une demeure qui avait appartenu à sa famille, où Marie-Antoinette avait couché 0320 Cependant ma grand’mère m’avait fait signe de monter me coucher 0321 C’est Charlus. Puis-je entrer, monsieur? 0322 Une fois M. de Charlus parti, nous pûmes enfin, Robert et moi 0323 Il y avait donc enclavé en mon camarade Bloch, un père Bloch 0324 M. Bloch père qui ne connaissait Bergotte que de loin 0325 Cette importance illusoire de M. Bloch père 0326 Comment, vous êtes le fils du marquis de Marsantes 0327 Saint-Loup au casque d'airain, dit Bloch 0328 Mais les demoiselles Bloch 0329 J'allai voir Bloch à la suite de ce dîner 0330 Elle eut bientôt à l'égard de Saint-Loup qu'elle adorait une désillusion 0331 Françoise ne se trompait pas moins sur Saint-Loup 0332 Ayant un préjugé contre les gens qui le fréquentaient, il allait rarement dans le monde 0333 D'autre part, une actrice, ou soi-disant telle, comme celle qui vivait avec lui 0334 Cette période dramatique de leur liaison 0335 Il passait la plus grande partie de son temps à envoyer à sa maîtresse 0336 Quand quelques jours après le dîner chez les Bloch 0337 Ce jour-là, comme les précédents, Saint-Loup 0338 D'ailleurs, de plus en plus souffrant, j'étais tenté de surfaire les plaisirs les plus simples 0339 Une de ces inconnues poussait devant elle, de la main, sa bicyclette 0340 Au milieu de tous ces gens dont quelques-uns poursuivaient une pensée 0341 Ce n'était peut-être pas, dans la vie, le hasard seul qui, pour réunir ces amies 0342 Telles que si, du sein de leur bande qui progressait le long de la digue comme une lumineuse comète 0343 Maintenant, leurs traits charmants n'étaient plus indistincts et mêlés 0344 Individualisées maintenant 0345 Un instant, tandis que je passais à côté de la brune aux grosses joues qui poussait une bicyclette 0346 Si nous pensions que les yeux d'une telle fille 0347 J'avais tant regardé cette cycliste aux yeux brillants 0348 Et de la même façon ne pouvais-je me réjouir d'avoir vu cette brune 0349 Le bonheur de connaître ces jeunes filles 0350 Il faut qu'entre nous et le poisson 0351 Ces jeunes filles bénéficiaient aussi de ce changement des proportions sociales 0352 Mais si la promenade de la petite bande 0353 Je rentrai parce que je devais aller dîner à Rivebelle avec Robert 0354 Je me demandais si les jeunes filles que je venais de voir habitaient Balbec 0356 Bientôt les jours diminuèrent et au moment où j’entrais dans la chambre 0355 Je sortis de l’ascenseur, mais au lieu d’aller vers ma chambre 0357 Mais bien souvent ce n’était, en effet, que des images 0358 On frappa; c’était Aimé qui avait tenu à m’apporter lui-même les dernières listes d’étrangers 0359 - Les premiers temps, quand nous arrivions, le soleil venait de se coucher 0360 - A partir de ce moment-là j’étais un homme nouveau 0361 - Le restaurant n’était pas fréquenté seulement par des demi-mondaines 0362 - Je dois du reste dire que cette insignifiance où tombaient les choses les plus graves 0363 - Je ne connaissais aucune des femmes qui étaient à Rivebelle 0364 - En rentrant à Balbec, de telle de ces inconnues à qui il m’avait présenté 0365 - Puis, même ma propre vie m’était entièrement cachée par un décor nouveau 0366 - Tout à coup je me rappelai la jeune blonde à l’air triste 0367 - Ce jour-là était justement le lendemain de celui où j’avais vu défiler devant la mer le beau cortège de jeunes filles 0368 - Sans doute bien des fois, au passage de jolies jeunes filles 0369 - Bientôt le séjour de Saint-Loup toucha à sa fin. Je n’avais pas revu ces jeunes filles 0370 - Célèbre, Elstir ne l’était peut-être pas encore à cette époque 0371 - Elstir ne resta pas longtemps à causer avec nous 0372 - A partir de cet après-midi-là, moi, qui les jours précédents 0373 - C’est un grand charme ajouté à la vie dans une station balnéaire 0374 - Je prenais tous les prétextes pour aller sur la plage 0375 - Je n’en aimais aucune les aimant toutes 0376 - Je dus finir par obéir à ma grand-mère avec d’autant plus d’ennui qu’Elstir habitait 0377 - Au moment où j’entrai, le créateur était en train d’achever 0378 - Parfois à ma fenêtre, dans l’hôtel de Balbec 0379 - Bien qu’on dise avec raison qu’il n’y a pas de progrès, pas de découvertes en art 0380 - L’effort qu’Elstir faisait pour se dépouiller en présence de la réalité 0381 - Les joies intellectuelles que je goûtais dans cet atelier 0382 - Elstir et moi nous étions allés jusqu’au fond de l’atelier 0383 - Mon hésitation entre les diverses jeunes filles de la petite bande 0384 - J’allais et venais, impatient qu’il eût fini de travailler 0385 - Il venait enfin de donner un dernier coup de pinceau à ses fleurs 0386 - Le soir tombait: il fallut revenir; je ramenais Elstir vers sa villa 0387 - J’ai dit qu’Albertine ne m’était pas apparue ce jour-là, la même que les précédents 0388 - Variation d’une croyance, néant de l’amour aussi 0389 - Il fallait rejoindre Elstir. Je m’aperçus dans une glace 0390 - J’aurais beaucoup aimé, si vous en possédiez, avoir une photographie 0391 - C’est dans ces pensées silencieusement ruminées à côté d’Elstir 0392 - L’apaisement apporté par la probabilité de connaître maintenant ces jeunes filles 0393 - Soit, avait conclu Saint-Loup, je prendrai le petit tortillard 0394 - Je restais maintenant volontiers à table pendant qu’on desservait 0395 - Quand quelques jours après le départ de Saint-Loup 0396 - Quand j’arrivai chez Elstir, un peu plus tard, je crus d’abord que Mlle Simonet 0397 - Au moment où Elstir me demanda de venir pour qu’il me présentât à Albertine 0398 - Je rentrai en pensant à cette matinée 0399 - J’avais beau être assez désappointé d’avoir trouvé en Mlle Simonet une jeune fille 0400 - Nous formions ce matin-là un de ces couples qui piquent çà et là 0401 - Pensant que si je connaissais leurs amis j’aurais plus d’occasions de voir ces jeunes filles 0402 - J’avais cru il y avait quelques heures qu’Albertine 0403 - Cette fois-là nous rencontrâmes presque tout de suite la grande Andrée, celle qui avait sauté 0404 - Je pensai que ma situation vis-à-vis d’Albertine 0405 - Albertine avait beau savoir qui étaient les Ambresac 0406 - Un des matins qui suivirent celui où Andrée 0407 - Mais les paroles à moi promises par le regard de Gisèle pour le moment où Albertine 0408 - Quelques jours plus tard, malgré le peu d’empressement qu’Albertine 0409 - Comme sur un plant où les fleurs mûrissent à des époques différentes 0410 - S’il pleuvait, bien que le mauvais temps n’effrayât pas Albertine 0411 - Cette Andrée qui m’avait paru la plus froide le premier jour 0412 - Comme Andrée était extrêmement riche, Albertine pauvre et orpheline 0413 - Sauf ces jours de pluie, comme nous devions aller en bicyclette sur la falaise 0414 - Autrefois j’eusse préféré que cette promenade eût lieu par le mauvais temps 0415 - Vous pourrez peut-être bientôt, lui dit Elstir, contempler les étoffes 0416 - De sorte que si avant ces visites chez Elsti 0417 - Souvent nous rencontrions les soeurs de Bloch 0418 - Mais quelquefois au lieu d’aller dans une ferme, nous montions jusqu’au haut de la falaise 0419 - Nos provisions épuisées, nous jouions à des jeux 0420 - Ce n’était pas seulement une matinée mondaine 0421 - Je m’en rendais compte et pourtant nous causions si peu 0422 - Parfois une gentille attention de telle ou telle 0423 - C’est à croire qu’elle a copié cela 0424 - L’admiration et l’attention avaient donné si chaud à Albertine qu’elle suait à grosses gouttes 0425 - Albertine ... c’était avec elle que j’aurais mon roman 0426 - L’état caractérisé par l’ensemble des signes auxquels nous reconnaissons 0427 - Mais pour une grande part, notre étonnement vient surtout de ce que l’être 0428 - Quant à l’harmonieuse cohésion où se neutralisaient 0429 - Je rejoignis Andrée, recommençai à lui faire des éloges d’Albertine 0430 - Nous étions sortis du petit bois 0431 - Nous allâmes retrouver les autres jeunes filles 0432 - Pendant tout ce retour, l’image d’Albertine noyée dans la lumière qui émanait des autres jeunes filles 0433 - Quelques jours après la partie de furet 0434 - Dans la semaine qui suivit je ne cherchai guère à voir Albertine 0435 - Je tâchai d’obtenir d’Elstir 0436 - Puisque Andrée ne m’avait pas cru quand je lui disais que la famille d’Albertine 0437 - Environ un mois après le jour où nous avions joué au furet 0438 - J’allai dîner avec ma grand-mère 0439 - J’avais cru que l’amour que j’avais pour Albertine 0440 - Si cette sorte de vogue qu’avait obtenue Albertine 0441 - Plaisant plus qu’elle ne voulait et n’ayant pas besoin de claironner ses succès, Albertine 0442 - Elle fut certainement désolée de n’avoir pu me faire plaisir 0443 - Mes rêves se retrouvaient libres maintenant de se reporter sur telle ou telle des amies d’Albertine 0444 - N’importe, Andrée, comme Rosemonde et Gisèle 0445 - Ce n’était plus simplement l’attrait des premiers jours, c’était une véritable velléité d’aimer 0446 - Il en était d’Albertine comme de ses amies 0447 - Sans doute leurs visages à toutes avait bien changé 0448 - J’avais remplacé au fond du cerveau de ces jeunes filles le mépris de la chasteté 0449 - Pour n’importe laquelle de mes amies de la petite bande 0450 - Les géographes, les archéologues nous conduisent bien dans l’île de Calypso 0451 - Puis les concerts finirent, le mauvais temps arriva, mes amies quittèrent Balbec 0452 - Parfois pourtant la pluie trop cinglante nous retenait 0453 - En somme j’avais bien peu profité de Balbec 0454 - Il avait fallu quitter Balbec en effet 0455 - Je savais que mes amies étaient sur la digue